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Depuis 20 ans, Jean-Hervé et Laurent Chiquet reviennent à des pratiques traditionalistes et méticuleuses : respect des sols, maitrise des rendements, quête de maturité optimale, vinification parcellaire, sous bois et sur lies. Ces méthodes exigeantes ont un seul objectif : la recherche de l’expression de grands terroirs de Champagne.

La terre, le cep et le ciel

I Les caprices du temps

Le terroir champenois est en limite septentrionale de la culture de la vigne. Le village de DIZY est à 49°04 latitude nord, sa température moyenne annuelle est de 10° C ! Des conditions climatiques particulièrement rudes forgent en partie la typicité de ce terroir à part et exigent une attention extrême dans la conduite de son vignoble si l’on veut en exprimer les nuances.

II Là où pousse le cep

Le vignoble Jacquesson se situe sur deux régions bien distinctes : La Grande Vallée de la Marne : Le Grand cru d’Aÿ et les Premiers crus de Dizy, Hautvillers et Mareuil sur Aÿ Orientés Sud, les coteaux sont pentus, la craie est toujours présente sous des recouvrements plus ou moins profonds selon l’altitude. La Côte des Blancs : Les Grands crus d’Avize et Oiry. Les coteaux sont majoritairement orientés plein Est, la craie y est affleurante. Sur ces Crus, la Maison maîtrise directement 30 hectares auxquels s’ajoutent 10 hectares exploités par des vignerons qui ne sont autres que ses voisins de parcelles.

III L'union rare

La richesse et la diversité des terroirs champenois apparaissent comme des évidences quand s’impose la personnalité des vins issus de certaines parcelles de vignes. C’est l’union rare de certains éléments qui donne à un terroir une typicité remarquable pour peu que le travail de l’homme soit à la hauteur. Pour la Maison Jacquesson, ces lieux-dits d’exception se nomment : Dizy : « CORNE BAUTRAY » « TERRES ROUGES » Avize : « CHAMP CAÏN » Aÿ : « VAUZELLE TERME »

Le travail de l'homme

I L'Héritage

La Création

En 1798, Memmie Jacquesson crée la Maison à Châlons en Champagne. Son fils Adolphe développe les ventes, améliore les techniques champenoises, tant à la vigne avec l’aide du Dr Jules Guyot, qui donne son nom à une taille largement utilisée aujourd’hui, qu’à la cave, en déposant le brevet d’invention du muselet en 1844. Au début des années 1860, le décès, vers l’âge de vingt ans, des deux fils d’Adolphe détruit l’avenir de la famille et est à l’origine du déclin provisoire de la Maison à partir de 1875.

La renaissance

Léon de Tassigny fait renaître la marque de ses cendres en 1925, à Reims. Ce grand courtier champenois, proche des meilleurs vignerons, choisi ses approvisionnements et achète 11 hectares de vignes dans les Grands Crus d’Avize et Oiry. Toujours propriétaires de ce vignoble, ses petits-neveux Christian, Olivier et Hervé de Tassigny, poursuivent l’exploitation, pour la Maison et selon ses méthodes propres.

Le retour aux sources

La famille Chiquet reprend la Maison Jacquesson en 1974 et l’installe dans sa propriété à Dizy, au cœur de son propre vignoble. Depuis 20 ans, Jean-Hervé et Laurent reviennent à des pratiques traditionalistes et méticuleuses : respect des sols, maitrise des rendements, quête de maturité optimale, vinification parcellaire, sous bois et sur lies. Ces méthodes exigeantes ont un seul objectif : la recherche de l’expression de grands terroirs de Champagne.

II L'accompagnement de la ville

L’exploitation de grands terroirs est un privilège mais ceux-ci ne sont rien sans le travail de l’homme. Pour Avize et Oiry : Bertrand, Isabelle, Reynald et Yoann. Pour Aÿ, Dizy, Hautvillers et Mareuil sur Aÿ : Sylvain, Benoît, Christophe, Didier, Eric et Jérôme. Pas ou peu d’amendement, labourage, enherbement, taille courte, ces méthodes culturales traditionnalistes freinent la vigueur de la vigne et révèlent la diversité parcellaire. Ce n’est qu’à ces conditions que le sol s’exprime et que le vin traduit l’influence du minéral sur le fruit.

III L'élevage du vin

Pas ou peu d’amendement, labourage, enherbement, taille courte, ces méthodes culturales traditionnalistes freinent la vigueur de la vigne et révèlent la diversité parcellaire. Ce n’est qu’à ces conditions que le sol s’exprime et que le vin traduit l’influence du minéral sur le fruit. La fermentation s’effectue ensuite en foudres de chêne, unique matériau laissant le vin respirer. Puis le vin se nourrit de ses lies, qui sont bâtonnées pendant plusieurs mois. La clarification est naturelle, un simple soutirage précède la mise en bouteille qui intervient sans aucune filtration.

IV Une question de choix

L’assemblage trouve ses origines en Champagne, seul moyen de combattre les conséquences de millésimes difficiles propres à la viticulture septentrionale. Mais il peut aussi magnifier les qualités des terroirs en harmonisant leurs différences. A l’issue de la seconde fermentation, le vin vieillit en bouteille, sur ses lies; des années sont nécessaires à l’épanouissement de ses arômes. Certaines de nos Cuvées reposent pendant quinze ans en cave avant leur expédition.

Les vins

Cuvée N700

L’union de vins d’une même vendange issus de plusieurs dizaines de parcelles se complète de certains de leurs prédécesseurs, les vins de réserve, conservés en cuves plusieurs années. Il importe ici de retenir le meilleur de chaque récolte, pas de nier les variations propres à chaque année. Nous numérotons nos Cuvées pour les dater et mettre en avant la personnalité propre à chacune

Les autres

Soit issus d’un seul Cru, voire d’une seule parcelle, ces vins expriment avec précision la grande personnalité de certains terroirs. Soit issus d’un assemblage, d’une seule récolte et bénéficiant d’un vieillissement prolongé, ces vins millésimés traduisent alors les spécificités d’une année remarquable.

Contacts

Champagne Jacquesson 68 rue du Colonel Fabien 51530 Dizy Tel : 33 (0)3 26 55 68 11 Fax : 33 (0)3 26 51 06 25 E-mail : info(at)champagnejacquesson.com

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